Abbaye

Les congrégations

Augustin CHEVREUX (1728-1792), martyr
dernier supérieur général de la congrégation de Saint-Maur

Il faut attendre le XVIème siècle et le Concile de Trente pour que les communautés s'organisent vraiment face à cette emprise du pouvoir séculier. Les maisons se rapprochent les unes des autres selon l'observance et s'unissent en Congrégations. Des textes comme les Constitutions, les Déclarations, les Coutumiers complètent et précisent la Règle, répondant aux besoins créés par des situations nouvelles. Les maisons sont gouvernées par des supérieurs choisis pour trois, six ou neuf années et non plus pour l'abbatiat à vie. Les moines ne sont plus liés à leur monastère de profession, mais peuvent être affectés à d'autres maisons de leur Congrégation. La maison-mère centralise les fonctions les plus importantes. Ainsi se modèle un nouveau paysage monastique, celui qui va devoir affronter la Révolution française de 1789. Devenue vite très antichrétienne, celle-ci va décréter illicites les vœux monastiques, interdire les noviciats et bientôt poursuivre et emprisonner ceux qui veulent rester fidèles à leur idéal monastique. Seuls survivront quelques monastères de moniales, qui seront contraintes sous l'Empire à prendre des charges d'enseignement. Les cisterciens de la Trappe, eux, choisiront l'exil en Suisse sous la conduite de Dom de Lestrange. Ils fuiront devant les armées napoléoniennes pour, finalement, se réimplanter en France après la tourmente.

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