Abbaye

Congrégation de Solesmes

Mère Cécile Bruyère

C'est dans ce contexte historique que dom Guéranger, avec un sens très sûr de la tradition, s'efforce de retrouver les composantes essentielles de la vie monastique pour la fondation de Sainte-Cécile de Solesmes, à la tête de laquelle il place la jeune Mère Cécile Bruyère. Il rédige, avec son concours, les Déclarations sur la Règle à partir de constitutions existantes. Ces Déclarations sont approuvées par l'évêque diocésain du Mans en 1868. Par un retour aux usages en vigueur avant le Concile de Trente, la juridiction est confiée simultanément à l'évêque du lieu et au supérieur religieux, afin de garantir plus sûrement « l'esprit de l'institut monastique et l'observance régulière ». Pour récompenser dom Guéranger de ses services envers l'Église, le Bienheureux Pie IX, en 1870, accorde la dignité abbatiale à Mère Cécile Bruyère, alors que le monastère n'est pas encore érigé en abbaye. L'érection canonique n'est obtenue qu'en 1890 avec l'approbation des Déclarations par la Congrégation des Évêques et Réguliers, alors que Sainte-Cécile commence à essaimer.

Ces Déclarations, révisées pour répondre aux directives du second Concile du Vatican et se conformer aux normes du Code de Droit Canonique promulgué en 1983 et de l'Instruction Verbi Sponsa de 1999, ont reçu à nouveau une approbation romaine en 1986, puis en 2000. Il existe huit monastères de moniales dans la Congrégation de Solesmes.

Selon le dessein fondateur de dom Guéranger, chacune des communautés est une famille constituée par le lien de la stabilité et unie dans la charité, sous l'autorité de l'Abbesse et la juridiction ordinaire de l'Abbé Président de la Congrégation de Solesmes ; elle comprend des moniales de vœux solennels, quelques oblates de vœux simples perpétuels et des sœurs externes qui assurent les relations avec l'extérieur.

suivant remonter précédent

Solesmes 2014  Mentions légalesCreative Commons
AnglaisEspagnol