Abbaye

Église

parvis

Nous entrons dans la partie la plus retravaillée du monastère. Remontant au 11ème siècle pour la partie la plus ancienne, elle fut reprise au 15ème siècle, remodelée et enfin allongée au 19ème siècle, tout ceci en suivant les aléas de l'histoire et l'agrandissement de la communauté.

étroite et longue, l'église est composée de deux volumes qui se font suite :

Requise par l'installation des grandes orgues, l'occlusion du vitrail qui éclairait jadis le fond de la nef obscurcit désormais plusieurs travées. Mais elle favorise une heureuse progression vers la lumière qui, aux heures du matin, inonde le choeur.

À l'origine, cette église possédait deux bas côtés qui furent détruits pendant la guerre de Cent Ans. Les ouvertures furent alors murées. C'est dom Guéranger qui, dans la seconde moitié du 19ème siècle à, les a réouvertes pour y aménager les chapelles que nous y voyons maintenant.

Les chapelles du côté gauche donnent sur le cloître, elles sont donc aveugles.

Les vitraux du côté droit sont tous du 20ème siècle.

Dans la chapelle du « SACRÉ COEUR » trois vitraux sur des dessins originaux de Maurice Denis de 1934.


Dans la nef, sur la droite se dresse une statue de saint Pierre, patron du monastère, revêtu des habits pontificaux, coiffé de la tiare, tenant en mains deux énormes clefs, selon l'iconographie traditionnelle.

Réalisée à la fin du 15ème siècle, elle a été érigée à cet endroit par dom Guéranger en 1870, à l'occasion de la définition du dogme de l'infaillibilité pontificale.

Une inscription en grecque, latin et français est gravée sur le socle (figurant jadis à Rome sous la statue de saint Pierre) :


Contemplez le Dieu Verbe,
la pierre divinement taillée dans l'or.
Établi sur elle,
je suis inébranlable.

Un vitrail de Pauline PEUGNIER représentant S. Jean l'Évangéliste le calame à la main écrivant sous la dictée de Notre Dame. On reconnait derrière, l'aigle qui le symbolise dans la tradition de l'Église.

Les deux autres vitraux non figuratifs de Jean HEBERT-STEVENS de ces chapelles du 19ème se marient très bien avec leur style roman.

Au niveau du transept apparaissent les célèbres ensembles sculptés, depuis longtemps appelés Saints de Solesmes. Les archives du monastère ayant été détruites sous la Révolution, on ignore l'identité des sculpteurs. Ils ont travaillé sous la conduite des prieurs de Solesmes. Dépassant de beaucoup les moyens financiers du prieuré, ces chefs-d'oeuvre ont sans doute été offerts par de généreux donateurs, également inconnus. Ils ont été sauvegardés des destructions de la Révolution.


panoramique vu du transept

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