

Dans cette première scène, au-dessus de l'autel, nous assistons à la mort de Marie. Les disciples sont réunis au moment où la Vierge arrive au terme de sa vie terrestre.
La tradition en effet a considéré que la mort de la Vierge ne fut pas une mort naturelle, une mort par épuisement des forces vitales, une « pâmoison » : mais au contraire un élan, l'achèvement de sa charité et en quelque sorte la surabondance de sa vie spirituelle, - ce que les théologiens mystiques appelleront la mort d'amour.
L'idée d'attribuer un rôle aux apôtres assistant à la mort de la Vierge est empruntée à la Légende Dorée. Elle a souvent servi de thème aux artistes.
Ce qui est nouveau à Solesmes, c'est que c'est le Christ lui-même qui vient, non pas prendre l'âme de sa Mère, mais se donner à elle une fois encore. Il la communie, en prononçant cette belle parole inscrite sur le livre que tient l'apôtre à genoux près d'elle : Reçois, ma Bien-Aimée, ce que bientôt je vais parfaire chez mon Père.
