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L'Avent

Préparation à Noël

Le temps de l’Avent, c’est le temps où nous renouvelons notre attente, notre désir de la venue du Seigneur. Il est venu dans la chair il y a 2000 ans, en petit enfant emmailloté dans les langes et reposant dans la crèche de Bethléem. Il viendra dans la gloire à la fin des temps, comme juge des vivants et des morts. Il vient tous les jours de façon invisible dans notre âme pour y faire sa demeure par sa grâce. Telles sont les trois venues du Seigneur que la liturgie met sous nos yeux durant les semaines qui précèdent la fête de Noël.

Les sentiments qui doivent être les nôtres durant ce temps sont donc tout à la fois la vigilance, car le Seigneur vient souvent sans que nous y prêtions attention, le désir et l’ardeur de la prière de demande : « Viens, Seigneur Jésus » ; mais aussi l’espérance et la joie de ceux qui savent que leur attente ne sera pas déçue. La liturgie de l’Église fait retentir avec prédilection à nos oreilles les oracles des prophètes annonçant la venue de Dieu parmi les hommes, de l’Emmanuel, nom qui signifie « Dieu avec nous ».

C’est au prophète Isaïe que la prière traditionnelle du Rorate cæli emprunte ses mots pour exprimer de façon si poignante le désir de la venue du Sauveur : « Cieux, répandez votre rosée, et que les nuées fassent descendre le Juste » (Is 45, 8). Le Juste, c’est le Messie promis, qui nous apporte la paix et la communion avec Dieu, le pardon de nos péché, et l’unité entre nous qui nous fait si cruellement défaut.

 

R/. Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriæ tuæ, ubi laudaverunt te patres nostri.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le Juste.

Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostræ quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostræ.

Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

 

Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terræ, de petra deserti ad montem filiæ Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostræ.

Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua. Quare mœrore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

Consolez, consolez, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.