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FRÈRE ARNAUD DE CASTELBAJAC

L’appel à Le suivre que m’adresse Jésus, à vivre la vie monastique bénédictine ici à Solesmes, est venu me toucher dans ma façon d’être, selon ce que le Seigneur a mis au plus profond de moi, particulièrement sur le plan de la famille. En entrant ici, j’ai dit adieu à la possibilité de fonder mon propre foyer et j’ai pris une certaine distance avec ma famille de sang, mais je suis entré dans une grande famille, une famille nombreuse (une bonne cinquantaine de frères !), non plus naturelle mais surnaturelle, une famille qui réalise la Parole du Seigneur : “Quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle” (Mt 19, 29).

Notre famille monastique comprend des moines de tous âges, du jeune homme de 23 ans au doyen de 98 ans : toutes les générations contribuent à former une unique famille, animée d’un même esprit, d’un même amour du Bon Dieu, et partageant les joies et les peines : professions, maladies, mort d’un frère. Tous frères, les moines le sont parce qu'ils un même Père qui est le Christ, dont le Père Abbé est le représentant visible au monastère.

En entrant, on n’a rien à prouver (si ce n’est qu’on cherche bien Dieu, seule raison valable d’entrer et de rester ici), ni de diplôme à présenter, pas de masque à avoir non plus : bien au contraire, être en vérité ce que l’on est et accepter, aimer ses frères avec leurs atouts et leurs défauts, comme ils sont. C’est merveille de voir que, jeune homme de 20 ans n’ayant rien fait d’extraordinaire dans ma vie, j’ai eu tout de suite une place dans la vie de la famille solesmienne, un prix infini, alors même qu’on ne me connaissait pas, ou si peu. Je n’ai pas eu à me faire une place, les aînés se sont “poussés” pour accueillir le petit dernier, posant le même regard sur moi, pauvre pécheur, que celui de Jésus sur moi.

Ce regard du Christ m’a bouleversé le lundi 28 mai 2007, quand, attiré déjà par cette belle vie, j’étais venu passer le week-end de la Pentecôte à Solesmes, j’ai entendu à la Messe la lecture de l’Évangile de l’homme riche (Mc 10, 17-27). Une phrase surtout m’a vivement remué et me touche encore beaucoup : “Alors, Jésus posa son regard sur lui et l’aima” ; j’étais cet homme à qui Jésus montrait la voie du Salut, ici à Solesmes, allais-je détourner mon visage de ce regard aimant ? Ce clin d’œil de la Providence me montrait assez clairement la route à suivre, et j’ai choisi de l’emprunter, avec Jésus. Par la suite, ayant connu le doute sur ma place dans cette communauté, le Seigneur m’a fait la grâce de m’y conforter, me montrant clairement combien je peux en recevoir et y apporter à mon tour.

Et ce qui est important, ce n’est pas d’avoir dix entrées de jeunes par an, mais bien que notre famille progresse dans la charité sous le regard de Dieu, et tende à n’être qu’un seul cœur et qu’une seule âme (cf. Act 4, 32). Certes, il est bon d'avoir des entrées et des jeunes moines, mais ce n’est pas un absolu ni un but en soi, ce qui compte vraiment pour Dieu et donc pour nous, ce n’est pas l’avenir du monastère, mais bien le présent. Et pour le reste on s’en remet à Dieu, sinon on ne dort plus !

La vie commune à Solesmes c’est aussi voir avec joie l’ardeur que met chacun à servir ses frères, à contribuer au bien commun dans la mesure de ses forces et de ses aptitudes, dans l’obéissance filiale au Père Abbé. L’ordre qui règne dans la maison est aussi un facteur de joie et de paix : chacun a son travail, ordonné au bien de tous et non indépendamment ou en marge des autres frères. Sans pour autant viser un rendement exceptionnel – le travail n’étant pas une fin en soi – nous nous attachons à bien faire ce que nous faisons, pour honorer le Seigneur (qui a voulu que l’homme travaille, et gagne sa vie à la sueur de son front, le boulanger que je suis voit très bien ce que ça veut dire !), le Père Abbé et la confiance qu’il nous accorde, et le prochain qui bénéficie du fruit de nos efforts.

Ma joie d’être ici à Solesmes, c’est enfin de vivre dans la maison de Dieu, une maison où l’on passe sa vie à chercher Dieu, à apprendre à l’aimer, une maison où Dieu est loué. Nous apprenons dès ici-bas, dans ce noviciat d’éternité – selon le mot du Père Abbé dom Paul Delatte – que constitue notre vie monastique, nous apprenons à vivre la vie que nous mènerons auprès du Père éternel. Ma joie c’est de réaliser tous les jours par la grâce de Dieu cette belle parole du psaume 26e qui souvent nourrit ma prière : “J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie”.

FRÈRE ARNAUD DE CASTELBAJAC

L’appel à Le suivre que m’adresse Jésus, à vivre la vie monastique bénédictine ici à Solesmes, est venu me toucher dans ma façon d’être, selon ce que le Seigneur a mis au plus profond de moi, particulièrement sur le plan de la famille. En entrant ici, j’ai dit adieu à la possibilité de fonder mon propre foyer et j’ai pris une certaine distance avec ma famille de sang, mais je suis entré dans une grande famille, une famille nombreuse (une bonne cinquantaine de frères !), non plus naturelle mais surnaturelle, une famille qui réalise la Parole du Seigneur : “Quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle” (Mt 19, 29).

Notre famille monastique comprend des moines de tous âges, du jeune homme de 23 ans au doyen de 98 ans : toutes les générations contribuent à former une unique famille, animée d’un même esprit, d’un même amour du Bon Dieu, et partageant les joies et les peines : professions, maladies, mort d’un frère. Tous frères, les moines le sont parce qu'ils un même Père qui est le Christ, dont le Père Abbé est le représentant visible au monastère.

En entrant, on n’a rien à prouver (si ce n’est qu’on cherche bien Dieu, seule raison valable d’entrer et de rester ici), ni de diplôme à présenter, pas de masque à avoir non plus : bien au contraire, être en vérité ce que l’on est et accepter, aimer ses frères avec leurs atouts et leurs défauts, comme ils sont. C’est merveille de voir que, jeune homme de 20 ans n’ayant rien fait d’extraordinaire dans ma vie, j’ai eu tout de suite une place dans la vie de la famille solesmienne, un prix infini, alors même qu’on ne me connaissait pas, ou si peu. Je n’ai pas eu à me faire une place, les aînés se sont “poussés” pour accueillir le petit dernier, posant le même regard sur moi, pauvre pécheur, que celui de Jésus sur moi.

Ce regard du Christ m’a bouleversé le lundi 28 mai 2007, quand, attiré déjà par cette belle vie, j’étais venu passer le week-end de la Pentecôte à Solesmes, j’ai entendu à la Messe la lecture de l’Évangile de l’homme riche (Mc 10, 17-27). Une phrase surtout m’a vivement remué et me touche encore beaucoup : “Alors, Jésus posa son regard sur lui et l’aima” ; j’étais cet homme à qui Jésus montrait la voie du Salut, ici à Solesmes, allais-je détourner mon visage de ce regard aimant ? Ce clin d’œil de la Providence me montrait assez clairement la route à suivre, et j’ai choisi de l’emprunter, avec Jésus. Par la suite, ayant connu le doute sur ma place dans cette communauté, le Seigneur m’a fait la grâce de m’y conforter, me montrant clairement combien je peux en recevoir et y apporter à mon tour.

Et ce qui est important, ce n’est pas d’avoir dix entrées de jeunes par an, mais bien que notre famille progresse dans la charité sous le regard de Dieu, et tende à n’être qu’un seul cœur et qu’une seule âme (cf. Act 4, 32). Certes, il est bon d'avoir des entrées et des jeunes moines, mais ce n’est pas un absolu ni un but en soi, ce qui compte vraiment pour Dieu et donc pour nous, ce n’est pas l’avenir du monastère, mais bien le présent. Et pour le reste on s’en remet à Dieu, sinon on ne dort plus !

La vie commune à Solesmes c’est aussi voir avec joie l’ardeur que met chacun à servir ses frères, à contribuer au bien commun dans la mesure de ses forces et de ses aptitudes, dans l’obéissance filiale au Père Abbé. L’ordre qui règne dans la maison est aussi un facteur de joie et de paix : chacun a son travail, ordonné au bien de tous et non indépendamment ou en marge des autres frères. Sans pour autant viser un rendement exceptionnel – le travail n’étant pas une fin en soi – nous nous attachons à bien faire ce que nous faisons, pour honorer le Seigneur (qui a voulu que l’homme travaille, et gagne sa vie à la sueur de son front, le boulanger que je suis voit très bien ce que ça veut dire !), le Père Abbé et la confiance qu’il nous accorde, et le prochain qui bénéficie du fruit de nos efforts.

Ma joie d’être ici à Solesmes, c’est enfin de vivre dans la maison de Dieu, une maison où l’on passe sa vie à chercher Dieu, à apprendre à l’aimer, une maison où Dieu est loué. Nous apprenons dès ici-bas, dans ce noviciat d’éternité – selon le mot du Père Abbé dom Paul Delatte – que constitue notre vie monastique, nous apprenons à vivre la vie que nous mènerons auprès du Père éternel. Ma joie c’est de réaliser tous les jours par la grâce de Dieu cette belle parole du psaume 26e qui souvent nourrit ma prière : “J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie”.

FRÈRE ARNAUD DE CASTELBAJAC

FRÈRE ARNAUD DE CASTELBAJAC

L’appel à Le suivre que m’adresse Jésus, à vivre la vie monastique bénédictine ici à Solesmes, est venu me toucher dans ma façon d’être, selon ce que le Seigneur a mis au plus profond de moi, particulièrement sur le plan de la famille. En entrant ici, j’ai dit adieu à la possibilité de fonder mon propre foyer et j’ai pris une certaine distance avec ma famille de sang, mais je suis entré dans une grande famille, une famille nombreuse (une bonne cinquantaine de frères !), non plus naturelle mais surnaturelle, une famille qui réalise la Parole du Seigneur : “Quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle” (Mt 19, 29).

Notre famille monastique comprend des moines de tous âges, du jeune homme de 23 ans au doyen de 98 ans : toutes les générations contribuent à former une unique famille, animée d’un même esprit, d’un même amour du Bon Dieu, et partageant les joies et les peines : professions, maladies, mort d’un frère. Tous frères, les moines le sont parce qu'ils un même Père qui est le Christ, dont le Père Abbé est le représentant visible au monastère.

En entrant, on n’a rien à prouver (si ce n’est qu’on cherche bien Dieu, seule raison valable d’entrer et de rester ici), ni de diplôme à présenter, pas de masque à avoir non plus : bien au contraire, être en vérité ce que l’on est et accepter, aimer ses frères avec leurs atouts et leurs défauts, comme ils sont. C’est merveille de voir que, jeune homme de 20 ans n’ayant rien fait d’extraordinaire dans ma vie, j’ai eu tout de suite une place dans la vie de la famille solesmienne, un prix infini, alors même qu’on ne me connaissait pas, ou si peu. Je n’ai pas eu à me faire une place, les aînés se sont “poussés” pour accueillir le petit dernier, posant le même regard sur moi, pauvre pécheur, que celui de Jésus sur moi.

Ce regard du Christ m’a bouleversé le lundi 28 mai 2007, quand, attiré déjà par cette belle vie, j’étais venu passer le week-end de la Pentecôte à Solesmes, j’ai entendu à la Messe la lecture de l’Évangile de l’homme riche (Mc 10, 17-27). Une phrase surtout m’a vivement remué et me touche encore beaucoup : “Alors, Jésus posa son regard sur lui et l’aima” ; j’étais cet homme à qui Jésus montrait la voie du Salut, ici à Solesmes, allais-je détourner mon visage de ce regard aimant ? Ce clin d’œil de la Providence me montrait assez clairement la route à suivre, et j’ai choisi de l’emprunter, avec Jésus. Par la suite, ayant connu le doute sur ma place dans cette communauté, le Seigneur m’a fait la grâce de m’y conforter, me montrant clairement combien je peux en recevoir et y apporter à mon tour.

Et ce qui est important, ce n’est pas d’avoir dix entrées de jeunes par an, mais bien que notre famille progresse dans la charité sous le regard de Dieu, et tende à n’être qu’un seul cœur et qu’une seule âme (cf. Act 4, 32). Certes, il est bon d'avoir des entrées et des jeunes moines, mais ce n’est pas un absolu ni un but en soi, ce qui compte vraiment pour Dieu et donc pour nous, ce n’est pas l’avenir du monastère, mais bien le présent. Et pour le reste on s’en remet à Dieu, sinon on ne dort plus !

La vie commune à Solesmes c’est aussi voir avec joie l’ardeur que met chacun à servir ses frères, à contribuer au bien commun dans la mesure de ses forces et de ses aptitudes, dans l’obéissance filiale au Père Abbé. L’ordre qui règne dans la maison est aussi un facteur de joie et de paix : chacun a son travail, ordonné au bien de tous et non indépendamment ou en marge des autres frères. Sans pour autant viser un rendement exceptionnel – le travail n’étant pas une fin en soi – nous nous attachons à bien faire ce que nous faisons, pour honorer le Seigneur (qui a voulu que l’homme travaille, et gagne sa vie à la sueur de son front, le boulanger que je suis voit très bien ce que ça veut dire !), le Père Abbé et la confiance qu’il nous accorde, et le prochain qui bénéficie du fruit de nos efforts.

Ma joie d’être ici à Solesmes, c’est enfin de vivre dans la maison de Dieu, une maison où l’on passe sa vie à chercher Dieu, à apprendre à l’aimer, une maison où Dieu est loué. Nous apprenons dès ici-bas, dans ce noviciat d’éternité – selon le mot du Père Abbé dom Paul Delatte – que constitue notre vie monastique, nous apprenons à vivre la vie que nous mènerons auprès du Père éternel. Ma joie c’est de réaliser tous les jours par la grâce de Dieu cette belle parole du psaume 26e qui souvent nourrit ma prière : “J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie”.

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Père Paul-Alain Rochon

Il y a soixante ans, je recevais une grâce d’émerveillement devant la vocation monastique solesmienne, l’essentiel était la louange de Dieu. Comme le rossignol ne se lasse pas de chanter, le moine ne se lasse pas de louer Dieu. L’autre image qui m’a frappée c’est la communauté entrant au chœur en ordre derrière son Père Abbé. La louange est facilitée, amplifiée, durablement forte parce que ce n’est pas le fait d’un individu seul, mais l’œuvre d’un groupe structuré.

J’ai souvent réfléchi sur ce primat de la louange qui correspond à la première demande du Pater : “que ton Nom soit sanctifié”. Tout, c’est-à-dire toute la vie de l’Église, en découle.

Mais je crois que pour entendre cet appel à la louange, j’avais été sensible d’abord à un autre appel : l’appel à la perfection. “Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait”, “si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as … etc”. Paroles illustrées par saint François d’Assise et par le chapitre septième de la première Lettre aux Corinthiens : “celui qui se marie fait bien, celui qui ne se marie pas fait mieux”.

Père Paul-Alain Rochon

Il y a soixante ans, je recevais une grâce d’émerveillement devant la vocation monastique solesmienne, l’essentiel était la louange de Dieu. Comme le rossignol ne se lasse pas de chanter, le moine ne se lasse pas de louer Dieu. L’autre image qui m’a frappée c’est la communauté entrant au chœur en ordre derrière son Père Abbé. La louange est facilitée, amplifiée, durablement forte parce que ce n’est pas le fait d’un individu seul, mais l’œuvre d’un groupe structuré.

J’ai souvent réfléchi sur ce primat de la louange qui correspond à la première demande du Pater : “que ton Nom soit sanctifié”. Tout, c’est-à-dire toute la vie de l’Église, en découle.

Mais je crois que pour entendre cet appel à la louange, j’avais été sensible d’abord à un autre appel : l’appel à la perfection. “Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait”, “si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as … etc”. Paroles illustrées par saint François d’Assise et par le chapitre septième de la première Lettre aux Corinthiens : “celui qui se marie fait bien, celui qui ne se marie pas fait mieux”.

Père Paul-Alain Rochon

Père Paul-Alain Rochon

Il y a soixante ans, je recevais une grâce d’émerveillement devant la vocation monastique solesmienne, l’essentiel était la louange de Dieu. Comme le rossignol ne se lasse pas de chanter, le moine ne se lasse pas de louer Dieu. L’autre image qui m’a frappée c’est la communauté entrant au chœur en ordre derrière son Père Abbé. La louange est facilitée, amplifiée, durablement forte parce que ce n’est pas le fait d’un individu seul, mais l’œuvre d’un groupe structuré.

J’ai souvent réfléchi sur ce primat de la louange qui correspond à la première demande du Pater : “que ton Nom soit sanctifié”. Tout, c’est-à-dire toute la vie de l’Église, en découle.

Mais je crois que pour entendre cet appel à la louange, j’avais été sensible d’abord à un autre appel : l’appel à la perfection. “Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait”, “si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as … etc”. Paroles illustrées par saint François d’Assise et par le chapitre septième de la première Lettre aux Corinthiens : “celui qui se marie fait bien, celui qui ne se marie pas fait mieux”.

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Frère Nicolas Masse

L’Évangile nous rapporte qu’un jour, le Seigneur dit à ses disciples : “Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renonce soi-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.” (Mathieu 16, 24).

Deux milles ans plus tard, des jeunes chrétiens choisissent encore de répondre à cet appel mystérieux. Du jour au lendemain, ils décident de tout quitter pour s’engager à la suite de Jésus.
A l’age de 30 ans, après avoir moi aussi entendu cet appel, j’ai décidé de renoncer à tout pour le Christ en me mettant à l’école de Saint Benoît.

Après avoir travaillé 10 années dans le domaine des nouvelles technologies informatiques, j’ai laissé ordinateurs, internet, téléphone portable, télévision, appareil photo et ma moto, pour me consacrer à Dieu seul ! Curieusement et heureusement, je suis bien plus libre qu’avant. “Si tu veux être parfait, va vendre tout ce que tu as, donne-le au pauvre, puis viens et suis-moi” (Mathieu 19,16).

La vie monastique, en communauté, se rapproche le plus de l’idéal de vie des apôtres et des premiers chrétiens. Au monastère, le “Jour du Seigneur”, ce n’est pas uniquement le dimanche ! C’est chaque jour que Dieu fait. La vie chrétienne devient alors une réalité où il est possible d’organiser sa vie, son emploi du temps, son travail et ses activités non pas autour de soi-même, de ses envies, de son bien-être et de ses plaisirs, mais autour du Seigneur et au service de ses frères.

Le mot d’ordre est : abandon de soi-même pour pratiquer l’obéissance et la charité. C’est ainsi qu’on va vers Dieu : non par la rentabilité et l’immédiateté, mais par le silence et la gratuité.

Frère Nicolas Masse

L’Évangile nous rapporte qu’un jour, le Seigneur dit à ses disciples : “Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renonce soi-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.” (Mathieu 16, 24).

Deux milles ans plus tard, des jeunes chrétiens choisissent encore de répondre à cet appel mystérieux. Du jour au lendemain, ils décident de tout quitter pour s’engager à la suite de Jésus.
A l’age de 30 ans, après avoir moi aussi entendu cet appel, j’ai décidé de renoncer à tout pour le Christ en me mettant à l’école de Saint Benoît.

Après avoir travaillé 10 années dans le domaine des nouvelles technologies informatiques, j’ai laissé ordinateurs, internet, téléphone portable, télévision, appareil photo et ma moto, pour me consacrer à Dieu seul ! Curieusement et heureusement, je suis bien plus libre qu’avant. “Si tu veux être parfait, va vendre tout ce que tu as, donne-le au pauvre, puis viens et suis-moi” (Mathieu 19,16).

La vie monastique, en communauté, se rapproche le plus de l’idéal de vie des apôtres et des premiers chrétiens. Au monastère, le “Jour du Seigneur”, ce n’est pas uniquement le dimanche ! C’est chaque jour que Dieu fait. La vie chrétienne devient alors une réalité où il est possible d’organiser sa vie, son emploi du temps, son travail et ses activités non pas autour de soi-même, de ses envies, de son bien-être et de ses plaisirs, mais autour du Seigneur et au service de ses frères.

Le mot d’ordre est : abandon de soi-même pour pratiquer l’obéissance et la charité. C’est ainsi qu’on va vers Dieu : non par la rentabilité et l’immédiateté, mais par le silence et la gratuité.

Frère Nicolas Masse

Frère Nicolas Masse

L’Évangile nous rapporte qu’un jour, le Seigneur dit à ses disciples : “Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renonce soi-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.” (Mathieu 16, 24).

Deux milles ans plus tard, des jeunes chrétiens choisissent encore de répondre à cet appel mystérieux. Du jour au lendemain, ils décident de tout quitter pour s’engager à la suite de Jésus.
A l’age de 30 ans, après avoir moi aussi entendu cet appel, j’ai décidé de renoncer à tout pour le Christ en me mettant à l’école de Saint Benoît.

Après avoir travaillé 10 années dans le domaine des nouvelles technologies informatiques, j’ai laissé ordinateurs, internet, téléphone portable, télévision, appareil photo et ma moto, pour me consacrer à Dieu seul ! Curieusement et heureusement, je suis bien plus libre qu’avant. “Si tu veux être parfait, va vendre tout ce que tu as, donne-le au pauvre, puis viens et suis-moi” (Mathieu 19,16).

La vie monastique, en communauté, se rapproche le plus de l’idéal de vie des apôtres et des premiers chrétiens. Au monastère, le “Jour du Seigneur”, ce n’est pas uniquement le dimanche ! C’est chaque jour que Dieu fait. La vie chrétienne devient alors une réalité où il est possible d’organiser sa vie, son emploi du temps, son travail et ses activités non pas autour de soi-même, de ses envies, de son bien-être et de ses plaisirs, mais autour du Seigneur et au service de ses frères.

Le mot d’ordre est : abandon de soi-même pour pratiquer l’obéissance et la charité. C’est ainsi qu’on va vers Dieu : non par la rentabilité et l’immédiateté, mais par le silence et la gratuité.

fr._p.a._breguet

Frère Paul-Armand Breguet

Le premier mot de la Règle de Saint Benoît c’est: “Écoute”. Le moine est celui qui écoute et celui qu’il écoute c’est Dieu. Dieu en effet parle à tous les hommes, sans se lasser. Il s’adresse à chacun dans son cœur, c’est la voix de la conscience, ou encore par la beauté de sa création. Qui n’a jamais admiré un coucher de soleil en été ou, dans le calme de la nuit, un ciel étoilé ? “Les cieux racontent la gloire de Dieu” (Ps. 18). Pour le croyant, Dieu parle aussi par les Écritures, sa Parole révélée dans la Bible et incarnée dans Jésus-Christ, et par la voix de l’Église, la mère qui nous a engendrés par le baptême. Mais il y faut une condition : le silence, car Dieu se manifeste à nous : “dans le frémissement d’une brise légère” (1R 19, 12) et il ne faut pas nous étonner que notre époque ennemie de Dieu soit également ennemie du silence. Celui qui choisit de devenir moine, c’est celui qui, un jour, a prêté l’oreille à la voix de Dieu et l’a entendu lui adresser, dans l’intime de son cœur, un appel spécial à se consacrer à Lui seul.

Cependant, s’il est vrai que Dieu nous parle, il est également certain que bien des obstacles nous empêchent de l’écouter et d’abord notre nature humaine affaiblie par le péché. Il y a aussi le monde et le Prince de ce monde qui par tous les moyens cherchent à nous détourner des réalités invisibles. Ils nous sollicitent sans cesse par des images, des sons, des situations, des personnes afin de nous attacher aux biens de la terre, aux plaisirs aveugles... sans plus penser à la vie future. C’est pourquoi le moine renonce au monde et s’installe [se fixe] au monastère où dans la pauvreté, le silence, la prière il apprend à n’user des choses qu’en vue de Dieu, afin de devenir toujours plus libre. Il s’ouvre à Dieu pour recevoir de Lui la guérison de ses blessures, cesser d’être aveugle et sourd et courir désormais, “le cœur dilaté” dit St Benoît, sur la voie des commandements de Dieu et des conseils évangéliques.

Et il n’est pas seul au monastère, il y a rejoint d'autres frères qui l’avaient précédé dans cette voie. Ensemble ils forment une famille, la famille de Dieu, réunie autour de son représentant : l’Abbé qui tient la place du Christ. Au cours des étapes successives de l’engagement (vêture, noviciat, profession) l’Abbé lui a posé cette question : “Quid petis?” (que demandez-vous?) et il a répondu : “Misericordiam Dei et vestram confraternitatem” (La miséricorde de Dieu et l’admission dans votre communauté de frères). L’Abbé a conclu : “Dominus det tibi societatem electorum suorum” (Que le Seigneur vous donne place dans la société de ses élus.)

Cette dernière réponse éclaire la vocation du moine, la “société des élus de Dieu” renvoie non seulement à la communauté terrestre : les moines qu’il a appelé à son service dans cette communauté concrète ; mais aussi, et d’abord, à la communauté des Saints réunie dans le ciel autour du Seigneur. La vie monastique a un rapport intime avec la vie bienheureuse, au point que Dom Delatte, troisième Abbé de Solesmes, l’a nommée “le noviciat de l'éternité”. En effet on y anticipe déjà les conditions de la vie céleste et les moines sont appelés à ressembler aux Anges de Dieu par la chasteté et la vie passée entièrement sous son regard, c’est en ce sens que l’on dit parfois que sa vie a une dimension prophétique.

Frère Paul-Armand Breguet

Le premier mot de la Règle de Saint Benoît c’est: “Écoute”. Le moine est celui qui écoute et celui qu’il écoute c’est Dieu. Dieu en effet parle à tous les hommes, sans se lasser. Il s’adresse à chacun dans son cœur, c’est la voix de la conscience, ou encore par la beauté de sa création. Qui n’a jamais admiré un coucher de soleil en été ou, dans le calme de la nuit, un ciel étoilé ? “Les cieux racontent la gloire de Dieu” (Ps. 18). Pour le croyant, Dieu parle aussi par les Écritures, sa Parole révélée dans la Bible et incarnée dans Jésus-Christ, et par la voix de l’Église, la mère qui nous a engendrés par le baptême. Mais il y faut une condition : le silence, car Dieu se manifeste à nous : “dans le frémissement d’une brise légère” (1R 19, 12) et il ne faut pas nous étonner que notre époque ennemie de Dieu soit également ennemie du silence. Celui qui choisit de devenir moine, c’est celui qui, un jour, a prêté l’oreille à la voix de Dieu et l’a entendu lui adresser, dans l’intime de son cœur, un appel spécial à se consacrer à Lui seul.

Cependant, s’il est vrai que Dieu nous parle, il est également certain que bien des obstacles nous empêchent de l’écouter et d’abord notre nature humaine affaiblie par le péché. Il y a aussi le monde et le Prince de ce monde qui par tous les moyens cherchent à nous détourner des réalités invisibles. Ils nous sollicitent sans cesse par des images, des sons, des situations, des personnes afin de nous attacher aux biens de la terre, aux plaisirs aveugles... sans plus penser à la vie future. C’est pourquoi le moine renonce au monde et s’installe [se fixe] au monastère où dans la pauvreté, le silence, la prière il apprend à n’user des choses qu’en vue de Dieu, afin de devenir toujours plus libre. Il s’ouvre à Dieu pour recevoir de Lui la guérison de ses blessures, cesser d’être aveugle et sourd et courir désormais, “le cœur dilaté” dit St Benoît, sur la voie des commandements de Dieu et des conseils évangéliques.

Et il n’est pas seul au monastère, il y a rejoint d'autres frères qui l’avaient précédé dans cette voie. Ensemble ils forment une famille, la famille de Dieu, réunie autour de son représentant : l’Abbé qui tient la place du Christ. Au cours des étapes successives de l’engagement (vêture, noviciat, profession) l’Abbé lui a posé cette question : “Quid petis?” (que demandez-vous?) et il a répondu : “Misericordiam Dei et vestram confraternitatem” (La miséricorde de Dieu et l’admission dans votre communauté de frères). L’Abbé a conclu : “Dominus det tibi societatem electorum suorum” (Que le Seigneur vous donne place dans la société de ses élus.)

Cette dernière réponse éclaire la vocation du moine, la “société des élus de Dieu” renvoie non seulement à la communauté terrestre : les moines qu’il a appelé à son service dans cette communauté concrète ; mais aussi, et d’abord, à la communauté des Saints réunie dans le ciel autour du Seigneur. La vie monastique a un rapport intime avec la vie bienheureuse, au point que Dom Delatte, troisième Abbé de Solesmes, l’a nommée “le noviciat de l'éternité”. En effet on y anticipe déjà les conditions de la vie céleste et les moines sont appelés à ressembler aux Anges de Dieu par la chasteté et la vie passée entièrement sous son regard, c’est en ce sens que l’on dit parfois que sa vie a une dimension prophétique.

Frère Paul-Armand Breguet

Frère Paul-Armand Breguet

Le premier mot de la Règle de Saint Benoît c’est: “Écoute”. Le moine est celui qui écoute et celui qu’il écoute c’est Dieu. Dieu en effet parle à tous les hommes, sans se lasser. Il s’adresse à chacun dans son cœur, c’est la voix de la conscience, ou encore par la beauté de sa création. Qui n’a jamais admiré un coucher de soleil en été ou, dans le calme de la nuit, un ciel étoilé ? “Les cieux racontent la gloire de Dieu” (Ps. 18). Pour le croyant, Dieu parle aussi par les Écritures, sa Parole révélée dans la Bible et incarnée dans Jésus-Christ, et par la voix de l’Église, la mère qui nous a engendrés par le baptême. Mais il y faut une condition : le silence, car Dieu se manifeste à nous : “dans le frémissement d’une brise légère” (1R 19, 12) et il ne faut pas nous étonner que notre époque ennemie de Dieu soit également ennemie du silence. Celui qui choisit de devenir moine, c’est celui qui, un jour, a prêté l’oreille à la voix de Dieu et l’a entendu lui adresser, dans l’intime de son cœur, un appel spécial à se consacrer à Lui seul.

Cependant, s’il est vrai que Dieu nous parle, il est également certain que bien des obstacles nous empêchent de l’écouter et d’abord notre nature humaine affaiblie par le péché. Il y a aussi le monde et le Prince de ce monde qui par tous les moyens cherchent à nous détourner des réalités invisibles. Ils nous sollicitent sans cesse par des images, des sons, des situations, des personnes afin de nous attacher aux biens de la terre, aux plaisirs aveugles... sans plus penser à la vie future. C’est pourquoi le moine renonce au monde et s’installe [se fixe] au monastère où dans la pauvreté, le silence, la prière il apprend à n’user des choses qu’en vue de Dieu, afin de devenir toujours plus libre. Il s’ouvre à Dieu pour recevoir de Lui la guérison de ses blessures, cesser d’être aveugle et sourd et courir désormais, “le cœur dilaté” dit St Benoît, sur la voie des commandements de Dieu et des conseils évangéliques.

Et il n’est pas seul au monastère, il y a rejoint d'autres frères qui l’avaient précédé dans cette voie. Ensemble ils forment une famille, la famille de Dieu, réunie autour de son représentant : l’Abbé qui tient la place du Christ. Au cours des étapes successives de l’engagement (vêture, noviciat, profession) l’Abbé lui a posé cette question : “Quid petis?” (que demandez-vous?) et il a répondu : “Misericordiam Dei et vestram confraternitatem” (La miséricorde de Dieu et l’admission dans votre communauté de frères). L’Abbé a conclu : “Dominus det tibi societatem electorum suorum” (Que le Seigneur vous donne place dans la société de ses élus.)

Cette dernière réponse éclaire la vocation du moine, la “société des élus de Dieu” renvoie non seulement à la communauté terrestre : les moines qu’il a appelé à son service dans cette communauté concrète ; mais aussi, et d’abord, à la communauté des Saints réunie dans le ciel autour du Seigneur. La vie monastique a un rapport intime avec la vie bienheureuse, au point que Dom Delatte, troisième Abbé de Solesmes, l’a nommée “le noviciat de l'éternité”. En effet on y anticipe déjà les conditions de la vie céleste et les moines sont appelés à ressembler aux Anges de Dieu par la chasteté et la vie passée entièrement sous son regard, c’est en ce sens que l’on dit parfois que sa vie a une dimension prophétique.